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lundi 20 mars 2017

Les critiques des élèves, Atelier Cinéduc : Jackie / Cigarettes et chocolat chaud / Sully



Pendant l´année scolaire 2016-2017, 15 classes de 3ème ont participé avec leur professeur aux « ateliers concours de critiques de films », organisés dans le cadre des enseignements scolaires, avec le concours de « Cinéduc – La Maison des Enseignants et de l'Éducation tout au long de la vie ». Le 15 mars 2017, 9 élèves ont été sélectionnés par le jury (composé d'un historien du cinéma, d'un projectionniste, de trois enseignants-cinéphiles, de deux programmatrices bénévoles de salle de cinéma et d’un membre de Cinéduc) pour poursuivre le travail commencé en classe avec leur professeur dans le cadre d'Ecrans Juniors au cinéma Le Club de Grenoble. 

Voici les trois critiques choisies par le Jury.

Jackie, la désespérance d’une First Lady
Jackie, réalisé par Pablo Larrain et sorti en salles le 1/02/2017 est un biopic américain d’une durée d’1h40 et centré sur la vie de Jacqueline Kennedy. En novembre 1963, une semaine après la mort de John Fitzgerald Kennedy, son mari et le 35ème président des Etats-Unis, Jackie donne une interview à Theodore White pour le magazine Life. Elle lui raconte, dans ce qui devient un récit enchâssé, la mort de son mari, son deuil, ses souvenirs.
Jacqueline Kennedy s’installe à la Maison Blanche en 1961, après l’élection de JFK. Elle n’était pas simplement l’épouse du Président mais aussi une mère qui doit faire le deuil de ses enfants, puis de son époux, en gardant la tête haute et en tenant bon pour organiser comme elle l’entend les funérailles du président assassiné.
Le film, qui présente une version intime de l’Histoire, manque de rythme. Le réalisateur fait le choix de placer son héroïne au centre du champ de la caméra. Certaines scènes clefs sont filmées plusieurs fois, sous des angles différents et insérés à plusieurs moments. On contemple Jackie traversant les pièces de la Maison Blanche de dos, puis de face, toujours élégante et digne, même après l’assassinat de son mari, lorsqu’elle est victime d’une profonde détresse. Ces flash-backs répétés et sans correspondance avec la chronologie réelle des événements créent un effet de lenteur dans le déroulement du film.
L’originalité de cette construction est renforcée par l’insertion d’images d’archives retravaillées : de fausses images d’archives, identiques à celles de la véritable Jacqueline Kennedy, Comme lorsqu’elle fait visiter la Maison Blanche. L’alternance entre les scènes en noir et blanc et les scènes en couleurs font naître une hésitation chez le spectateur, entre le documentaire et la fiction.
Ce biopic reste tout de même touchant, notamment grâce à Nathalie Portman qui incarne brillamment la première dame et transmet toute la tristesse et le trouble de son personnage aux spectateurs. Pablo Larrain réalise ainsi un film à atmosphère : dans les moments émouvants, il pleut, le ciel s’assombrit et la musique qui accompagne Jackie se fait mélancolique, tandis que Camelot, comédie musicale des années 60 inspirée de la légende arthurienne, représente la gloire du clan Kennedy, comme une note positive qui demeure à la fin du film.
Amateurs de films d’actions, passez votre chemin ! Ce film s’adresse à ceux qui voudraient partager les émotions intimes de la first lady.

Imène Cherfi, Salimata Soumare et Ouarda Lamhad
Collège Lucie Aubrac 38000 Grenoble Classe : 3°3 Professeur : Mme BRUNET


Du rire aux larmes
Une comédie délirante : le premier film de Sophie Reine en tant que réalisatrice est très touchant et original. Une réussite pour l’ancienne monteuse qui crée un véritable chef-d’œuvre. Entre le père qui cumule deux métiers pour faire vivre ses filles, l’aînée Janine, affligée du syndrome de la Tourette, et la cadette, Mercredi, qui fait du catch, cette famille hors du commun chamboule le spectateur, qui tantôt rit tantôt pleure.
Le père, après avoir dû récupérer Mercredi au commissariat une fois de trop, reçoit un jour une lettre lui annonçant la venue d’une assistante sociale, Séverine. Après la visite de celle-ci, il doit suivre un « stage de parentalité » tout en s’occupant de ses filles, notamment de Janine, dont le syndrome se manifeste de plus en plus. Les deux filles sont très touchées par le décès de leur mère au pont d'appeler leur père par son prénom, sinon « quand on dit papa, on a envie de dire maman ». Denis veut donc leur épargner la réalité, en remplaçant, par exemple, le cochon d’Inde à chaque fois qu’il meurt par un nouveau, quitte à le teindre avec des produits capillaires. Mais celles-ci ne sont quand même pas épargnées par la vie, notamment Janine qui subit les moqueries dues à ses tics.
Côté musique, des chansons de David Bowie entraînent le spectateur dans l’univers du film, celui où les mamans et les cochons d’Inde ont des cercueils en carton décorés à la main, et l’on entend également les musiques originales de Sébastien Souchois. Sophie Reine est une ancienne monteuse, et cela se sent dans son film. Des courts passages avec des dessins d’enfants qui racontent des souvenirs, des peurs ou des rêves sont intercalés, et on ne peut qu’admirer le travail des décorateurs et des accessoiristes : tout paraît vivant chez les Patar, car si ce n’est pas une famille ordinaire, c’est à coup sûr une famille qui s’aime.
Ce film est tour à tour hilarant et émouvant, mais la fin est un peu trop prévisible. Il fait réfléchir à la vie, à la famille et à ce qu’elle représente. On s’interroge également sur ce qu’est une famille parfaite quand on n’a qu’un seul parent. Un film à voir en famille absolument !
Solveig APPEL, Aude BEGUIN, Elisa HERINO
Collège de l’Europe Bourg de Péage Classe : 3è 4 Professeur : Mme Lenicolais


Amerrissage forcé 
Sully est un film américain réalisé par Clint Eastwood et sorti en France le 30 novembre 2016 avec pour principal acteur Tom Hanks. C’est l’histoire vraie d’un pilote d’avion expérimenté qui, lors d’un vol New York – Charlotte en 2009, perd ses deux moteurs à cause d’une collision avec des oiseaux, et se voit obliger d’amerrir sur le fleuve Hudson pour tenter de sauver les 155 personnes à bord.

Au début du film, on retrouve Tom Hanks (Sully) et son copilote (Jeff) dans les bureaux  du NTSB, une organisation chargée d’enquêter sur les accidents concernant les transports. Le thème du film s’installe petit à petit non seulement à travers les échanges avec les experts du NTSB mais encore à travers les différents journaux télévisés. Les experts cherchent à savoir si Sully aurait pu éviter l’amerrissage. Tout le film va être centré sur le combat entre le commandant Sullenberger et son syndicat contre le NTSB et Airbus pour prouver qu’il n’avait pas d’autres choix que d’amerrir. La scène de l’amerrissage sera dévoilée par des flash-back successifs représentant ses souvenirs. Cette construction du récit est assez intéressante car on ne voit pas d’emblée toute la scène du crash mais on la découvre à travers différents personnages, présents dans la cabine ou dans l’avion.

Tom Hanks a su interpréter à la perfection le personnage de Sully, différentes émotions  le traversent que ce soit à travers l’homme dépassé par le battage médiatique, le mari avec sa femme, l’ami plein de doutes avec Jeff.

Clint Eastwood a su aussi restituer tout le miraculeux de cet accident d’avion qui ne fit aucune victime ainsi que le courage de Sully, ce héros ordinaire qui prit soin de vérifier que personne n’était resté dans l’avion.

On a aimé son réalisme, toutes les étapes du crash et de l’évacuation sont bien mises en évidence. La caméra propose différents points de vues : celui du capitaine du ferry, celui des secouristes, celui des deux frères et de leur père. Ce film sait aussi manier le suspens notamment lorsque un homme essaye de regagner la rive à la nage et que les gens tentent de récupérer; suspens accentué par la musique du film, présente mais qui sait se faire discrète.

Les effets spéciaux accentuent le réalisme du film et permettent de se sentir davantage  passager dans l’avion que simple spectateur.

Ce film est globalement très bien réalisé avec une histoire claire, facile à comprendre;  il mérite d’être vu en famille.

Foriel Félix, Piau Maxence, Santin Sébastan
Collège Marguerite Duras Montélimar Classe : 3ème 4 Professeur : Mme Féret


mardi 14 mars 2017

Festival Détours de Babel du 17 mars au 7 avril 2017 « Mythes et légendes », Isère



« Plutôt que de raconter, comme le fait l’histoire, le rôle du mythe semble être de répéter, comme le fait la musique. » Gilbert Durand

Imaginez la guitare de Serge Teyssot-Gay dialoguant avec Hal 9000, le super calculateur de 2001 Odyssée de l’espace, imaginez Faust qui décide d’écrire un opéra délirant aux multiples déroulements, imaginez un chœur d’enfants qui poursuit King Kong dans la jungle sous la baguette de Raoul Lay, ou un autre qui chante, avec Jean-François Vrod et le quatuor Béla, un opéra 3.0, dans un futur imaginé en proie aux bouleversements climatiques…

Imaginez encore la rencontre dansée des dieux de la mythologie grecque et des génies africains par Alexandros Markeas, les divinités yoruba des rituels vaudou métamorphosées par Omar Sosa et Jacques Schwarz-Bart, le destin de Shéhérazade des contes des Mille et Une nuits transposés par Abdel Sefsaf dans le Moyen-Orient d’aujourd’hui.

Ce n’est pas tout ! Imaginez Thierry Poquet convoquant l’astrophysique et les mythes des peuples chamaniques autour des particules élémentaires, ou bien Jeff Mills envoyant ses pulsations électroniques vers les planètes du système solaire en compagnie de l’Orchestre National de Lyon…

Au cours de cette 7e édition du Festival, les mythes et légendes de toutes origines seront le fil rouge des 80 concerts et spectacles proposés. Nous voyagerons dans les mythes les plus anciens, des mille et une nuits à la Tour de Babel, d’Orphée à Faust, etc. Nous explorerons aussi les mythes modernes de la science, de l’exploration de l’univers, ou bien ceux de la révolution, du monde idéal, etc. Nous suivrons également les génies africains jusque dans la Caraïbe, les épopées des peuples d’Asie, les êtres imaginaires des contes populaires, etc.

Enfin nous créerons de nouveaux récits fantastiques d’ici et d’ailleurs et inventerons même nos propres légendes urbaines grenobloises à partir des êtres fantastiques qui peuplent la région…

Nos désirs, nos aspirations, nos peurs, se racontent dans ces mythes dont on a perdu l’origine, dans ces légendes dont on ne distingue plus ce qui est vrai de ce qui est inventé.

Héritage de l’imaginaire de l’humanité qui se transmet de génération en génération, ils transmettent des valeurs bien souvent universelles qui incarnent l’inconscient collectif de la société, le reflet de ses valeurs, de ses rêves et de ses troubles.

Autant d’histoires à découvrir, redécouvrir ou inventer en musique, qui parlent de notre besoin partagé de merveilleux pour raconter notre condition humaine et imaginer les légendes de demain.

samedi 11 mars 2017

Semaine nationale des mathématiques du 13 au 17 mars 2017



La Semaine des mathématiques a pour objectif de montrer à tous les élèves des écoles, collèges et lycées ainsi qu’à leurs parents, une image actuelle, vivante et attractive des mathématiques. Chaque printemps, cette semaine s’attache à sensibiliser le grand public à l’aspect culturel des mathématiques en montrant le rôle essentiel qu’elles jouent dans l’Histoire de l’humanité, notamment du point de vue de la compréhension scientifique du monde. Elle entend ainsi valoriser les nombreuses actions mises en œuvre tout au long de l’année en faveur du rayonnement des mathématiques. Cette opération est également l’occasion de souligner l’importance qu’ont les mathématiques dans la formation des citoyens (contribution à l’apprentissage du raisonnement, structuration de la pensée...) et dans leur vie quotidienne (nombres, formes, mesures, sciences du numérique...). Cette semaine permet également de mettre en évidence la variété des métiers dans lesquels les mathématiques jouent un rôle majeur, ainsi que la richesse des liens que les mathématiques entretiennent avec d’autres disciplines, qu’elles soient scientifiques, techniques ou artistiques (musique, littérature, arts visuels).